Jungfraujoch

En bonne voyageuse moyenne qui regarde loin sans voir de près, je n’avais jamais visité le glacier du Jungfraujoch auparavant. J’y suis allée en cette fin d’été avec ma famille et, même si le voyage depuis le Tessin est assez exténuant à faire en une seule journée (environ 2 heures et demie de voiture jusqu’à Interlaken, ensuite autant en train pour monter au sommet…), j’étais très curiose de voir enfin cet attrait souvent qualifié comme étant l’un des endroits les plus fascinants du pays. Eh bien… c’était certainement beau, mais pas à couper le souffle comme je m’y attendais. Le glacier a énormément rétréci pendant les dernières décennies, ce qui, par rapport à des photographies même pas trop datées, lui confère un air de blessé. Le palais de glace avec ses sculptures est magnifique, mais les plaques avec les noms des ouvriers morts pendant la constructions de la voie ferrée m’ont un peu angoissée (je sais, c’est bête!)…  Comme toujours, je n’ai pas pu m’empêcher de me demander jusqu’à quel point nous pouvons utiliser et gâcher tout ce qui nous entoure sans (trop) en subir les conséquences. Ou les faire subir aux moins fortunés et aux générations futures.

Vue genre carte postale depuis le train qui monte au sommet de la montagne

Dans le palais de glace / Côte de la montagne