En attendant le Japon

Cette année j’ai en prévision un voyage de 5 semaines au Japon, qui devrait avoir lieu en automne. Je voudrais partir de Tokyo et aller jusqu’à Fukuoka, en passant par plusieurs étapes dont le Mont Fuji, Kyoto, Nara, Hiroshima… J’y pense depuis pas mal de temps, mais je n’ai pas eu l’occasion de partir avant. Pourquoi le Japon? Bien sûr, je subis quand même un peu moi aussi la fascination et la curiosité à l’égard la culture japonaise que partagent tant d’Européens. Mais ce n’est pas la seule raison de mon choix; guidé aussi par l’envie de (entre autres) voir un bout d’Asie plus en général, de rencontrer en personne ma correspondante tokyoite Emi, de mettre les pieds dans la patrie de Hayao Miyazaki, de voir l’écriture japonaise partout et de vérifier si les Japonais prennent autant de photos chez eux qu’en Europe.

Maintenant, je suis enfin en train d’économiser pour ce départ et de me documenter un petit peu… Voici donc une toute petite sélection de « culture pré-voyage » :

En plus des guides de voyage classiques et d’un dictionnaire (je n’ai pas résisté à la tentation de m’en acheter un!), il y a des livres, des mangas et des films. Pour ce derniers, on y trouve « Arrietty » d’Hiromasa Yonebayashi (bien que ce ne soit pas mon préféré du studio Ghibli, je l’ai bien aimé et j’ai reçu le DVD en cadeau! Toujours pour ce  qui concerne l’animation japonaise, récemment j’ai vu et aimé « Tokyo Godfathers » de Satoshi Kon, réalisateur décédé en 2010); le classique de 1950 « Roshomon », d’Akira Kurosawa et « Still walking » de Hirokazu Koreeda. Ce dernier m’avait été conseillé et, bien que parfois un peu trop lent pour mes goûts, je trouve que les liens à la fois difficiles et étroits de la famille protagoniste y soient bien représentés.

Côté livres d’auteurs japonais, il y a bien évidemment le phénomène Murakami (le dernier, 1Q84, je ne l’ai pas encore lu; mais il est prêt dans ma librairie!) et Banana Yoshimoto, dont j’ai récemment lu « Kitchen », l’oeuvre qui l’a consacrée, poétique et un peu onirique, caractéristique celle-ci que j’ai d’ailleurs toujours retrouvée dans les quelques livres d’auteurs japonais que j’ai lu. Il y a ensuite les livres sur le Japon, avec le plus que fameux « Geisha » d’Arthur Golden (si vous n’avez vu que l’adaptation cinématographique sachez que, d’après moi, le livre est bien meilleur) et « Stupeur et tremblements » de la Belge Amélie Nothomb, qui raconte (avec un mélange de tragédie et d’humour fou, je vous le conseille absolument) l’expérience de travail de l’écrivaine dans une grande entreprise japonaise. En plus d’y avoir passé une partie de sa vie d’adulte, Amélie Nothomb est née et a grandi au Japon, ce qui fait que son regard sur le pays soit plus que instructif et fiable. Pour terminer, j’ai aussi quelques livres sur la technique de pliage de papier appelée origami, une passion qui m’accompagne depuis l’enfance (vers mes 10 ans, j’ai plié tous les feuilles de précieux papier décoré rapporté par le voyage de noces au Japon de mes parents en animaux, personnages, meubles…), même si aujourd’hui je ne suis plus capable de reproduire que quelques-uns des modèles les plus simples.

Je ne suis pas une grande lectrice de manga et je connais très peu ce vaste univers et ses différentes genres. Pourtant, il y en a quelques-uns que je lis et dont j’attends avec impatience la sortie des tômes. En premier lieu, je nommerais le récent « Bakuman » de Tsugumi Ohba et Takeshi Obata, qui raconte les aventures de deux jeunes garçons qui rêvent de devenir mangakas. L’histoire, assez simple et conçue pour jeunes adolescents, nous porte à connaître les métiers et les coulisses de ce genre si particulier de bande dessiné, ce qui revient à mieux connaître toute une tranche de la culture japonaise. Il y a ensuite « Une sacrée mamie » (Yoshichi Shimada / Saburo Ishikawa) , qui est l’adaptation d’un roman autobiographique. Le manga, très poétique (les dessins et les dialogues font souvent sourire), relate l’histoire du jeune garçon Akihiro, qui dans les années ’50 quitte la ville de Hiroshima pour partir vivre à la campagne chez sa grand-mère. Je vous conseille pour finir « Ikigami – Préavis de mort » de Motorô Mase et Kazé Seinen, plus sombre (on est là dans tout un autre genre), dont l’idée qui fait de base à toute l’histoire est tellement géniale que…je ne vais pas vous la révéler, faudra lire le manga pour savoir!